La repousse post-greffe obéit à un processus biologique sophistiqué qui respecte scrupuleusement le cycle naturel du cheveu. Ce calendrier de repousse ne change pas quelque soit la méthode choisie, la nature impose son propre rythme.
Le principe même d’une greffe de cheveux est de déplacer des follicules de la zone donneuse vers les zones dégarnies. Chaque follicule conserve sa signature génétique et son propre cycle capillaire. Ce cycle se décompose en trois phases distinctes : la phase anagène de croissance active (2-7 ans), la phase catagène de transition et d’arrêt (2-3 semaines), et la phase télogène de repos et de chute (3-4 mois).
Les follicules transplantés fonctionnent de manière asynchrone, ce qui explique la progression graduelle et naturelle des résultats. Certains greffons commencent immédiatement leur phase de croissance, tandis que d’autres traversent d’abord une période de repos, créant ainsi un développement capillaire progressif qui évite tout aspect artificiel.
La transplantation représente un microtraumatisme cellulaire qui impose aux follicules une période d’adaptation à leur nouvel environnement. Ils doivent établir de nouvelles connexions vasculaires pour assurer leur alimentation sanguine – cette néovascularisation demande du temps mais garantit une croissance durable et solide. Les cellules souches folliculaires se réactivent graduellement pour reprendre leur fonction de production capillaire, assurant l’ancrage permanent des nouveaux cheveux.